#BoycottHumanZoo #ExhibitB en France: “Respect et Dignité”

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A lire au préalable : #BoycottHumanZoo part 1 : le racisme s’invite au musée. #BoycottHumanZoo part 2 : à la culture de notre servitude. “Respect, Dignité”. Voilà les mots que l’on pouvait entendre criés sous le froid et la pluie. … Continue reading

Roots & Inspiration:”Women” by Carol Rossetti [Eng,Fr]

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  Sur son tumblr, une des images de cette série était une femme mince dont la légende dénonçait cette injonction aux formes féminines pour prouver sa féminité. Un commentateur a demandé “pourquoi il manque un bras à cette jeune femme … Continue reading

[BOOKREVIEW]”Blues Pour Elise” de Léonora Miano : une belle intro à la Littérature Afropéenne [Fr]

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Depuis le temps que j’attends de vous écrire une telle critique… Pour ceux qui me lisent depuis un moment, vous savez déjà combien j’ai l’habitude de déplorer l’absence d’une mise en valeur d’une littérature afropéenne. Les raisons de cette envie … Continue reading

BOOKREVIEW: Toni (Morrison), what’s going on ?

  In France, a literature similar to traditionnal afro-american literature  (Toni Morrison, Alice Walker, Alex Haley…etc) is not as strong as in U.S.A, I think. We have a lot of essays, of history books, but novels… Not so many. Somehow, I share this afro-american culture which screams the “black History” or “black culture”, because I hardly found something or I never heard anything similar here. Don’t get me wrong, maybe I just don’t know and probably did not go further, but the fact is my mother fed me of these movies like Color Purple and so on, when I was very young. I was 8 when I saw ROOTS for the first time. Since that day, I watch it every year like a ritual (if you want I will talk about that another time). Therefore, it’s in this afro-american influence that my mother adviced me to read Toni Morrison. God, I avoided it during a long, long, long time. Toni’s book alone on my desk, or my bed, or in my bag. Never in my hands. Don’t ask me why, I have no idea. Then, this year for christmas, Home got succesfull in France and, for once, I agreed to read something which was popular in medias and dropped my past century books that I love so much.

Let’s go further after this long introduction : I read Home. Yep. I read it and this book made me feel dizzy. As if I did not correctly hold it, as if I was guilty of something that I did not know. The atmosphere of the novel is heavy, systematically drowning you in a deep way. It is not something that you read to relax, you read it in order to see how look Truth. Not the noble one, the one that we congratulate with a moral weight. No, the other one, the ugly truth of History. Frank, the main character, could steal some sympathy from us. Page after page we could feel sorry and close from his intimate misery, the misery of a survivor soldier after Korea War. Yes, we could, but his life is so ugly by his authenticity that it is uncomfortable to know all the details. It’s uncomfortable to see that we cannot not judge him. How hard we try to understand his sister or him, to understand this reckless and bitter America… We can’t not judge.

I would be interested to know how American readers felt during their reading.

The fact is reading Toni Morrison’s book was tough. It was like eating something so thick that, even if it is good, we don’t really know if we’ll have a stomackhake after that. My opinion will seem mixed to you, so let’s be clear : I liked it :) . I don’t know why, probably because her way of writing “acted” on me, touched me, troubled me. After finishing this book, I felt… thirsty. Yeah. Thirsty. The history itself did not entertain me so much, because it needed to be digested. Analized. It’s just I needed to read more. Like “Toni, what’s happening to me ? what’s going on ?” This is the reason why, now, when I take the metro, I try to find a seat. Not seats which will need to be available when it’s crowded. A comfortable seat. Only then, I can open my purse, letting run my hand in the bottom, and take Tar Baby, another Toni Morrison’s book.

I don’t really know what to think about Toni’s books, because it’s not about to think but to feel.

What I know though, is that I don’t feel thirsty anymore. 

P.S : Good news, this blog will be updated more often now. I closed my others blogs because this one is the most authentic. Let’s see where we’ll go.

Le blog a maintenant sa chaîne Youtube : Mrs Roots Vidéo !

2015-02-20 11_54_25-05 la pédagogie c'est fini ! - YouTube

Un jour, peut-être, j’aurais une équipe pour gérer et faire grandir le blog et nous partirons conquérir le monde !! … Mais en attendant, je commence notre petite expansion avec la chaîne vidéo du blog ! Dessus, vous retrouverez des entretiens, des vidéos pour le plaisir, et autres… C’est une nouvelle catégorie du blog, au fil de mes envies, et j’espère que vous apprécierez ! ;)

C’est ici.

#5 Rencontre avec Amandine Gay:”La pédagogie, c’est fini”

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Comédienne, réalisatrice, pigiste… J’ai rencontré Amandine Gay, réalisatrice afroféministe du documentaire Ouvrir la Voix, afin de savoir ce qui l’a conduit à faire ce documentaire sur les femmes noires de France. De son parcours jusqu’aux anecdotes de tournage, elle nous en dit plus sur elle et son cheminement. En attendant la table ronde organisée le 23 février à Paris , un entretien sera posté chaque jour jusqu’à Samedi !

Enjoy !

#4 Rencontre avec Amandine Gay: Le féminisme blanc

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Comédienne, réalisatrice, pigiste… J’ai rencontré Amandine Gay, réalisatrice afroféministe du documentaire Ouvrir la Voix, afin de savoir ce qui l’a conduit à faire ce documentaire sur les femmes noires de France. De son parcours jusqu’aux anecdotes de tournage, elle nous en dit plus sur elle et son cheminement. En attendant la table ronde organisée le 23 février à Paris , un entretien sera posté chaque jour jusqu’à Samedi !

Enjoy !

#3 Rencontre avec Amandine Gay : Exhibit B, la dissonance cognitive

Partie 1

Partie 2

Comédienne, réalisatrice, pigiste… J’ai rencontré Amandine Gay, réalisatrice afroféministe du documentaire Ouvrir la Voix, afin de savoir ce qui l’a conduit à faire ce documentaire sur les femmes noires de France. De son parcours jusqu’aux anecdotes de tournage, elle nous en dit plus sur elle et son cheminement. En attendant la table ronde organisée le 23 février à Paris , un entretien sera posté chaque jour jusqu’à Samedi !

Enjoy !

Sur Exhibit B : 1, 2

#2 Rencontre avec Amandine Gay :Science po “l’élite de la nation”

Partie 1

Comédienne, réalisatrice, pigiste… J’ai rencontré Amandine Gay, réalisatrice afroféministe du documentaire Ouvrir la Voix, afin de savoir ce qui l’a conduit à faire ce documentaire sur les femmes noires de France. De son parcours jusqu’aux anecdotes de tournage, elle nous en dit plus sur elle et son cheminement. En attendant la table ronde organisée le 23 février à Paris , un entretien sera posté chaque jour jusqu’à Samedi !

Enjoy !

#1 Rencontre avec Amandine Gay : Présentation

Comédienne, réalisatrice, pigiste… J’ai rencontré Amandine Gay, réalisatrice afroféministe du documentaire Ouvrir la Voix, afin de savoir ce qui l’a conduit à faire ce documentaire sur les femmes noires de France. De son parcours jusqu’aux anecdotes de tournage, elle nous en dit plus sur elle et son cheminement. En attendant la table ronde organisée le 23 février à Paris , un entretien sera posté chaque jour jusqu’à Samedi !

Enjoy !

AFRO-FEMINISMES

Originally posted on camaradobono:

Notes introductives à la formation-débat organisée par Ensemble ! Jeunes Paris le 4 février 2015 – Illustration du post : Thandiwe Tshabalala

« Toutes les femmes sont blanches, tous les Noirs sont hommes, mais nous sommes quelques unes à être courageuses ». [1]

A l’intersection du genre, de la race, de la classe et des sexualités, l’afro-féminisme a radicalement changé l’approche théorique et pratique des luttes d’émancipation. Quelles leçons, tactiques et stratégiques, en tirer aujourd’hui ? Retour sur et perspectives contemporaines d’un mouvement révolutionnaire.

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Ghana – Notre quelque part de Nii Ayikwei Parkes

Après une virée au Zimbabwe, direction le Ghana avec Notre quelque part ! Un quelque part qui se situe dans un village reculé du Ghana où Yao Poku nous raconte comment la découverte d’une masse en décomposition dans une habitation à bouleverser la vie paisible de son village. En effet, la venue des policiers ghanéens va soulever beaucoup d’interrogations autour des restes organiques retrouvés : humain ? animal ? placenta ? L’horreur et l’incompréhension sont telles que la policier ghanéenne décide de faire appel à Kayo, seul médecin médico-légale du pays. Pragmatique, le jeune homme va devoir apprendre à laisser la raison et la science pour écouter le folklore, les Anciens et les Esprits s’il veut résoudre cette énigme.

Cela fait des années que je n’avais plus lu de livres comme une enfant, avec des “ooh” et des “aaah” murmurés entre les pages, et j’imagine que cette saveur si particulière est ce pourquoi j’aime tant les contes africains. En effet, entre conte et polar, Nii Ayikwei Parkes nous emmène dans un village reculé où il questionne à la fois un recul que chacun devrait prendre face au monde moderne, pour s’interroger davantage sur les leçons issues des histoires et des traditions. A la fois critique de l’avidité des hommes et indulgent face à cette nécessité à savoir le pourquoi du comment, j’ai vraiment retiré de cette lecture la notion d’écoutes, et de partage. Les afrodescendants qui connaissent les histoires “du pays” auront un malin plaisir à retrouver cette atmosphère si intrigante, avec les histoires et les légendes sur les esprits d’Afrique.

La violence domestique fait aussi partie de l’histoire et, même s’il est difficile de ne pas trop en dire, j’ai trouvé ces passages honnêtes sur la manière dont est traité cette violence sur les femmes.

Mais l’une des prouesses de ce roman est sans doute sa traduction par la traductrice béninoise Sika Fikambi : mêlant pidgin, twii et français, le parti pris de la narration a vraiment fait en sorte de rendre véritable une parole africain, inspiré des “parlers”hybrides dans les pays africains francophones. Je n’ai jamais lu un livre qui restituait ce que je pouvais entendre dans la rue, et, à mon sens, cette traduction et ce parti pris narratif de l’auteur questionne la fidélité de la traduction, et sa capacité à respecter l’esprit ghanéen ou autre d’un livre, au lieu de lisser celui-ci pour un lectorat occidental, par soucis d’accessibilité.

Bref, à lire !

Flâner, et autres.

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First of all, I seriously think about having translation of some articles in here. Two students proposed to me to translate the texts I need, and some english readers asked me about it, so maybe 2015 will be the year for more english contents.

Second of all, I am really excited about all the new things coming ! I will be part of the debate “Going out from colonialism”, about the place of black people and their word with Amandine Gay, a director who’s currently working on a documentary about french black women. Here is a pic from the interview I made with her !

I think there will be more videos on this blog, I would like to try this new media and see what it looks like :)