The French Approach to “Anti-racism”: Pretty Words and Magical Thinking

Un super article à lire d’une experte afro-américaine sur le racisme en France

Aware of Awareness

I first came to France twelve years ago during my junior year abroad. I was the first person in my family to get a passport and I could barely contain my excitement. In the winter of 2003, two years before the riots that followed the untimely deaths of 15 year old Zyed Benna and 17 year old Bouna Traore, I landed in Paris bright-eyed and bushy tailed, armed with a very shaky grasp of French and a naive fascination with this beautiful country.

As an African-American, I was vaguely aware that France did not deal with issues of race the way we do in the United States. And when I happened to forget, French white people were keen to remind me. In one of the sociology classes I took at a university in the south of France, I hesitantly raised my hand to ask a question. The white French professor had…

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Division sexuelle et raciale du travail

Sur les intersections race classe genre dans l espace du Care et ailleurs, un très bon mémo sur le sujet.

Seinouille

Dans les années 2005-2010, des féministes occidentales, et blanches pour la plupart, utilisent la dialectique du « les femmes sont mal payées car elles s’occupent du care », cela est vrai mais ça serait bien de préciser de quelles femmes  on parle et dans quels secteurs socio-professionnels.
La proportion des femmes non-blanches est majoritaire que ce soit dans le rôle de nounou ou de femme de ménage chez les particuliers, les femmes de chambre dans les hôtels, les ménages dans les entreprises et les services publics ou encore chez  les aides-soignantes,
Pourtant ce n’est pas ces femmes-là qui sont représentées dans l’image du féminisme mainstream et ce ne sont pas ces femmes-là qui bénéficie des revalorisations salariales au nom de « l’équité homme-femme ».

Voici une compilation d’articles en français évoquant le travail domestique non gratuit, le plus souvent traité dans le cadre des études sur le Care ou sur les Migrantes (Migration et Genre), et…

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02 Rencontre avec Fania : les journées ITMTC et l’université populaire

Fania, fondatrice de la revue Assiégées, afroféministe de choc, lance cet été la première édition de son université populaire en non-mixité “Retournement de cerveaux” et ses journées Intersectionnalité Toi-même, tu sais !

Cet après-midi là, la jeune femme au sang #haitianomolotov nous accueille dans son appartement pour nous dire un peu plus sur elle !

assiegees

Son site : http://www.xn--assig-e-s-e4ab.com/
Le Twitter d’Assiégées/Le Twitter de Fania 

Les journées ITMTC

Découvrez le programme de l’université populaire et inscrivez-vous !

PRE-COMMANDEZ LE 1ER NUMERO !

Les journées Intersectionnalité ITMTC

En Afrique, l’homosexualité est traditionnelle, mais …

A LIRE sur l’homosexualité en Afrique et son “occidentalisation”

76 CRIMES

Publié le 8 de mai 2012

En Afrique, l’homosexualité est traditionnelle, mais elle prend maintenant des formes inspirées par l’Ouest

Patrick Awondo Patrick Awondo (Photo par Eric O. Lembembe)

L’homosexualité a une longue histoire en Afrique, dit l’anthropologue Patrick Awondo, contrairement aux affirmations de politiciens qui la considèrent comme une importation occidentale récente.

Mais Awondo admet dans une interview le mois dernier que deux éléments clés dans le débat sur l’homosexualité en Afrique est venu de l’Ouest – en premier lieu, les lois de l’époque coloniale contre les activités homosexuelles et, plus récemment, l’émergence des mobilisations homosexuelles qui demandent des droits basés sur ses pratiques sexuelles.

«,L’homosexualité a toujours existée, mais certaines des formes actuelles de son identification ou des mobilisations qui accompagnent cette identification sont nées à un endroit précis avant d’inspirer d’autres contrées du monde dont l’Afrique », at-il dit.

Awondo était au Cameroun le mois dernier pour coordonné sessions…

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Les prochains évènements à venir, et le premier Q/A du blog !

QAbannière

Bonjour tout le monde !

Peu de temps pour lire, et  tellement de projets en route et à venir ! Voici un petit résumé bref des prochaines actualités :

  • Vendredi 27 Mars (ce vendredi donc) : Nasema consacre son émission au 8 mars et au cortège afroféministe sur Radio Libertaire. Vous pourrez suivre l’émission en direct et une brève interview avec Many Chroniques et moi !
  • Le 2 mai, second café littéraire du blog autour du  thème de l’engagement ! (complet). Je vous ferai un petit topo, pour celleux qui n’auront pas pu être là.
  • Le 14 Juin à Paris et 28 Juin à Bruxelles, les journées “Intersectionnalité toi-même tu sais” : tenez-vous bien, les journées ITMTC arrivent ! A cette occasion, je participerai à la journée sur Paris pour un projet secret – suivez leur page Facebook pour connaître leur programme, il sera révélé bientôt 😉 J’ai vraiment hâte de vous en parler. Je serai peut-être également à Bruxelles, à reconfirmer.
  • D’autres portraits de femmes afro sont à venir sur la chaîne Youtube ! La prochaine sera la rédaction du magazine Assiégées, le premier magazine non-mixte pour femmes racisé.e.s, queer et bien  d’autres choses !

Après plus d’un an d’existence, le blog répond à vos questions !

Dans la lignée de ces portraits présentés sur ma chaîne Youtube (Amandine Gay, Po Lomami…) et vu le nombre de questions que je retrouve à plusieurs, je vous propose une vidéo  Q/A où je répondrais à vos questions, 100% transparent – ou presque, hein – :

  • Sur Twitter : Posez votre question, suivie du HT #MRBlog
  • Sur le blog : Posez votre question dans les commentaires de cet article.
  • Sur Facebook : Posez votre question dans les commentaires du post.

C’est le moment, pour les plus timides, de poser leurs questions ! La date du Q/A sera annoncé une fois que j’aurais récolé vos questions 🙂

 

A bientôt !

Féminisme et lutte contre la misère

Cela fait longtemps que je n’avais pas lu un article aussi urgent que nécessaire:
“L’action la plus significative est de prendre au sérieux la voix des femmes qui sont victimes de la violence de la pauvreté et qui luttent malgré tout pour prendre la parole et développer leur pensée en autonomie et en résistance. Faire une pause dans mon féminisme et dans ma sociologie, c’était donc faire silence pour que le point de vue que ces femmes expriment remette en cause la rigidité de mes normes et de mes pratiques militantes et universitaires.”

AFRO-FEMINISMES

camaradobono

Notes introductives à la formation-débat organisée par Ensemble ! Jeunes Paris le 4 février 2015 – Illustration du post : Thandiwe Tshabalala

« Toutes les femmes sont blanches, tous les Noirs sont hommes, mais nous sommes quelques unes à être courageuses ». [1]

A l’intersection du genre, de la race, de la classe et des sexualités, l’afro-féminisme a radicalement changé l’approche théorique et pratique des luttes d’émancipation. Quelles leçons, tactiques et stratégiques, en tirer aujourd’hui ? Retour sur et perspectives contemporaines d’un mouvement révolutionnaire.

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Ghana – Notre quelque part de Nii Ayikwei Parkes

Après une virée au Zimbabwe, direction le Ghana avec Notre quelque part ! Un quelque part qui se situe dans un village reculé du Ghana où Yao Poku nous raconte comment la découverte d’une masse en décomposition dans une habitation à bouleverser la vie paisible de son village. En effet, la venue des policiers ghanéens va soulever beaucoup d’interrogations autour des restes organiques retrouvés : humain ? animal ? placenta ? L’horreur et l’incompréhension sont telles que la policier ghanéenne décide de faire appel à Kayo, seul médecin médico-légale du pays. Pragmatique, le jeune homme va devoir apprendre à laisser la raison et la science pour écouter le folklore, les Anciens et les Esprits s’il veut résoudre cette énigme.

Cela fait des années que je n’avais plus lu de livres comme une enfant, avec des “ooh” et des “aaah” murmurés entre les pages, et j’imagine que cette saveur si particulière est ce pourquoi j’aime tant les contes africains. En effet, entre conte et polar, Nii Ayikwei Parkes nous emmène dans un village reculé où il questionne à la fois un recul que chacun devrait prendre face au monde moderne, pour s’interroger davantage sur les leçons issues des histoires et des traditions. A la fois critique de l’avidité des hommes et indulgent face à cette nécessité à savoir le pourquoi du comment, j’ai vraiment retiré de cette lecture la notion d’écoutes, et de partage. Les afrodescendants qui connaissent les histoires “du pays” auront un malin plaisir à retrouver cette atmosphère si intrigante, avec les histoires et les légendes sur les esprits d’Afrique.

La violence domestique fait aussi partie de l’histoire et, même s’il est difficile de ne pas trop en dire, j’ai trouvé ces passages honnêtes sur la manière dont est traité cette violence sur les femmes.

Mais l’une des prouesses de ce roman est sans doute sa traduction par la traductrice béninoise Sika Fikambi : mêlant pidgin, twii et français, le parti pris de la narration a vraiment fait en sorte de rendre véritable une parole africain, inspiré des “parlers”hybrides dans les pays africains francophones. Je n’ai jamais lu un livre qui restituait ce que je pouvais entendre dans la rue, et, à mon sens, cette traduction et ce parti pris narratif de l’auteur questionne la fidélité de la traduction, et sa capacité à respecter l’esprit ghanéen ou autre d’un livre, au lieu de lisser celui-ci pour un lectorat occidental, par soucis d’accessibilité.

Bref, à lire !