Week-end Paris-Lyon et Twitter meeting

Je devrais écrire mon mémoire, la page est déjà ouverte. Mais il fait beau alors je prends quelques minutes pour parler de ce week-end à Paris et Lyon. J’ai vagabondé çà et là. J’ai couru entre les métros pour la performance non-identifiée de Léonora Miano pour Just Follow Me Mag: grosse claque. mais aussi assisté aux Ecrans Mixtes avec une séance de débat assez décevante. Mais ce que je retiens particulièrement, c’est la rencontre de ces super personnes rencontrées via Twitter. Des conversations drôles et intéressantes, et parmi elle, une discussion sur la nécessité de créer du contenu francophone sans complexer face à un académisme qui demande des preuves.

L’exclusion et la discrimination sont et devraient être considérés comme des arguments valables pour qu’on refuse de faire la queue en attendant l’aval de “nos pairs” excluants pour certains. J’ai appris en quelques mois une quantité incroyable de choses juste en parlant avec ces personnes; et j’ai découvert à quel point la plupart des gens que je lis ou suis s’interrogeaient également sur la légitimité de leurs propos. Poser un visage, une voix et une attitude était quelque chose d’excitant et de rassurant: c’est un peu comme voir une substance virtuelle des relations via les réseaux prendre vie.

J’ai découvert que cela me manquait de ne pas échanger en vrai sur ces questions avec des personnes qui s’y interessent. Je ne peux pas avoir une conversation sans relever – silencieusement ou non – ces particules de discours xénophobes, homophobes, grossophobes et autres, alors retrouver des gens conscients de cette réalité, c’était un peu comme trouver un espace safe et souffler. Je n’avais pas à me mettre en veille.

Rencontrer d’autres partisans anti-oppressions, c’est être conscient de la proximité d’un réseau virtuel dans la vraie vie. @manyyyy que j’ai rencontré durant cette escapade m’expliquait qu’elle concevait Twitter uniquement comme une interface et qu’elle s’était étonnée de voir que le passage IRL n’était pas évident pour tout le monde. Pour moi, dans le cadre militant, j’ai la sensation que cette timidité nous perd un peu et nous distancie de la notion de mouvement.

Ce genre de week-end me fait penser qu’il n’y a pas nécessairement de besoin de meeting et ou de banderoles pour avoir des réunions et discussions : parler féminisme devant un bagel n’en est pas moins militant. En tout cas, je sais maintenant que je vais multiplier les expériences du genre en rencontrant çà et là ces gens que je lis depuis des mois.

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